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Respirations pour développer l’intuition
Respirations pour développer l’intuition et la santé
Extrait du livre « Voir sans les yeux, c’est possible. La Vision Intuitive et l’Intuition Élargie », de Tània Agorreta et Jordi Imbert. Nous profitons de cet extrait pour parler des respirations qui développent l’intuition, ainsi que d’autres respirations pour d’autres usages.
Attention : les personnes asthmatiques ou ayant des difficultés respiratoires doivent consulter leur médecin et un coach en respiration avant d’essayer les exercices suivants.
Trois types de respirations
- 👉 Les respirations de feu
- 👉 Les respirations d’eau
- 👉 Les respirations de tilleul
La respiration consciente, premier pilier de la Vision Intuitive
Ces respirations, avec la méditation et d’autres aspects, aident à développer notre intuition en nous rendant capables de capter des informations subtiles. C’est un aspect fondamental pour développer la Vision Intuitive, dont il constitue le premier pilier.
Les respirations de feu
Les respirations de feu, proches du kapalabhati, sont des respirations rapides, bien au-delà de six cycles par minute.
Rappelons qu’une fréquence supérieure à six cycles par minute active notre système nerveux sympathique.
Ces respirations servent à mobiliser l’énergie, oxygéner le corps et nous réveiller. Elles sont idéales au réveil, pour commencer la journée avec énergie, et avant de faire du sport.
Deux façons de pratiquer les respirations de feu
- 👉 Expirations fortes et rapides.
On force l’expiration depuis le diaphragme, puis on relâche rapidement, sans forcer l’inspiration, qui se fait automatiquement.
Toujours par le nez.
Trois séries de 20 respirations.
- 👉 Il existe une autre version, exactement identique, mais en forçant à la fois l’inspiration et l’expiration.
On peut faire environ quatre cycles toutes les dix secondes dans les deux versions. On obtient ainsi une respiration très rapide qui accélère le rythme cardiaque et prépare le corps à l’activité physique.
Ces respirations n’apportent pas de cohérence et ne seraient pas les plus adaptées dans le contexte de la société actuelle.
Les respirations d’eau
Ce sont les plus importantes. Grâce à elles, nous pouvons créer de la cohérence cardiaque et nous rapprocher de notre centre.
Il faut les pratiquer le plus souvent possible au cours de la journée, voire (dans le cas de la 4:4) essayer d’en faire notre façon habituelle de respirer.
Si nous sentons que nous sommes trop dans l’une des deux branches du système nerveux, surtout la sympathique, cette respiration nous ramènera vers notre centre : elle est donc idéale pour gérer le stress, sans pour autant nous endormir ni trop nous détendre.
Indications pour les respirations d’eau
Pour ces respirations, il est important de se rappeler qu’elles doivent toujours se faire par le nez (sauf en cas de gros rhume) et depuis le ventre, en remplissant d’abord le bas des poumons, puis le reste.
Pour cela, il est important de prendre conscience du diaphragme, le muscle qui permet aux poumons de se remplir d’air. Le mouvement du diaphragme stimule le nerf vague, responsable des fonctions du système parasympathique, ce qui nous aide encore davantage à obtenir les bienfaits recherchés, en nous libérant du stress lié à la branche sympathique.
Il est également important que l’inspiration comme l’expiration soient continues et fluides, et qu’elles durent toutes les secondes indiquées. Si notre capacité pulmonaire ne le permet pas, nous pouvons commencer par des intervalles plus courts.
S’il nous est difficile de retenir l’air ou de le faire entrer lentement, sans remplir ni vider les poumons trop tôt, nous pouvons utiliser la technique de la respiration océanique.
La respiration océanique consiste à fermer légèrement la glotte pour que l’air ait moins d’espace pour entrer et sortir (comme lorsqu’on pince l’embouchure d’un ballon pour contrôler la sortie de l’air). Pour la comprendre, placez la main à quelques centimètres devant la bouche et expirez par la bouche comme pour faire de la buée sur une vitre. Sentez-vous l’air chaud ? Faites maintenant exactement la même chose, mais bouche fermée, en laissant l’air sortir par le nez. Si vous y parvenez, votre inspiration et votre expiration deviennent plus sonores, un peu comme le bruit de la mer. D’où son nom.
Les types de respirations d’eau
En tenant compte de ces indications, voici les deux exercices qui permettent de respirer en favorisant la cohérence cardiaque :
👉 La respiration 4:4
Nous allons inspirer par le nez pendant quatre secondes, retenir l’air une seconde, expirer en quatre secondes, faire une rétention poumons vides d’une seconde, puis recommencer.
Cette respiration a un cycle de 10 secondes, soit 6 cycles par minute. C’est exactement ce que la théorie indique pour nous permettre d’atteindre notre centre.
Selon l’âge et la capacité pulmonaire, ces intervalles peuvent varier légèrement, mais avec de l’entraînement, ce serait en principe la meilleure façon de respirer, à condition de remplir les poumons par le bas, de mobiliser le diaphragme et de respirer par le nez.
👉 La respiration alternée
La respiration alternée ressemble beaucoup à la 4:4. On répète les mêmes cycles, avec les mêmes techniques : mobiliser le diaphragme et remplir les poumons de bas en haut. La différence est que pendant la première inspiration, on bouche la narine droite. Une fois les poumons pleins, on change de narine et on expire par le côté opposé. On inspire par la narine par laquelle on vient d’expirer et, une fois les poumons pleins, on change à nouveau. On change toujours de narine poumons pleins.
Ces deux versions sont utiles pour commencer à se concentrer (sur n’importe quelle tâche) et aussi pour commencer à intuitionner.
Les respirations d’eau, la cohérence cardiaque et les émotions élevées
Ces respirations d’eau sont très importantes pour développer l’intuition, car elles apportent beaucoup de cohérence cardiaque. Mais elles ne sont que l’un des deux ingrédients de cette cohérence. L’autre, nous le connaissons déjà : les émotions élevées.
Pour créer une émotion élevée, on commence par respirer pendant quelques séries, en prêtant attention aux battements du cœur et en le sentant se détendre. Ensuite, on visualise une situation, un souvenir ou une image imaginée : quelque chose qui nous est arrivé ou la joie que nous ressentirons en atteignant un objectif. On visualise ce qui nous procure le plus de bien-être : une plage, un être cher…
Une fois l’image en place, tout en continuant à respirer, on ressent le plaisir que nous procure cette « réalité » créée dans notre esprit.
On ressent le bonheur, la joie, la félicité qu’elle nous apporte. Et on y reste aussi longtemps qu’on le souhaite.
Il ne faut pas se contenter de la visualiser : il faut la vivre, la ressentir avec le plus de sens possible.
Plus nous pratiquons ces exercices, plus il devient facile d’entrer en cohérence, de reconnaître cet état et de le reproduire.
Ces respirations pour développer l’intuition sont parmi les plus efficaces, car elles augmentent notre cohérence cardiaque.
Les respirations de tilleul
C’est nous qui les avons baptisées ainsi, car ce sont des respirations qui nous apaisent et qui, le soir, peuvent même nous aider à trouver le sommeil, comme une tisane de tilleul.
Certaines armées entraînent leurs soldats avec ces respirations pour qu’ils puissent s’endormir dans les pires circonstances.
Elles sont très utiles lorsque le niveau de stress est trop élevé et que nous avons besoin de nous calmer. Dans ce cas, on peut pratiquer la respiration de tilleul avant la respiration d’eau, pour revenir à notre centre.
Mais si ces respirations servent à quelque chose, c’est sans aucun doute à optimiser les heures de sommeil. Grâce à elles, nous pouvons être davantage maîtres de notre corps et décider du moment où nous nous endormons.
Indications pour les respirations de tilleul
Pour ces respirations, on utilise les mêmes techniques que pour la respiration d’eau.
On respire depuis le ventre, toujours par le nez et, si nécessaire, avec la technique océanique (en fermant légèrement la glotte).
Ces respirations peuvent se pratiquer allongé pour plus de bienfaits et, si les cycles proposés sont difficiles au début, on peut les raccourcir un peu, avec l’intention de les allonger progressivement.
👉 La respiration 4:8
On inspire en quatre secondes, on retient l’air une seconde, on expire en huit secondes et on retient une seconde poumons vides.
Cela fait 14 secondes, soit un peu plus de quatre cycles par minute : moins que ce qui est indiqué pour être dans notre centre. C’est donc une respiration lente qui nous fait basculer vers le système parasympathique.
👉 La respiration carrée
On inspire en quatre secondes, on retient l’air quatre secondes, on expire en quatre secondes et on retient quatre secondes poumons vides.
Cette respiration a un cycle de 16 secondes, encore plus lent que la précédente ; elle nous conduit donc, elle aussi, vers le système parasympathique.
Ces respirations sont utiles pour commencer à intuitionner après une journée agitée, même si l’idéal serait de passer ensuite aux respirations d’eau.
Pourquoi respirer par le nez ?
Le nez contient différents capteurs qui détectent le passage de l’air. Quand l’air ne passe pas, ces capteurs donnent l’alarme (car ils comprennent que la personne pourrait être en train de s’étouffer) et activent le système sympathique, exactement l’inverse de ce que nous recherchons.
Respirer par le nez est donc essentiel si nous voulons activer notre système parasympathique.
Pour aller plus loin
Si les respirations vous intéressent, nous vous recommandons de trouver un coach en respiration qui puisse vous guider dans les différentes techniques : l’apprendre d’un maître change beaucoup par rapport à un livre.
Nous recommandons aussi la méthode Wim Hof, qui propose un type de respiration augmentant fortement les niveaux d’énergie.
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La formation de coach en Vision Intuitive est animée en français par Luz Churruca, à Paris et en Bretagne.